Time Machines

Un très bon reportage sur les montres de collection et les gens qui les achètent (souvent de manière compulsive) sur The Luxury Channel.

Tom Bolt, “the watch guru”, expert britannique haut en couleur et mondialement reconnu, accompagne James Wills dans le monde des collectionneurs et dans la recherche de SA montre parfaite (une Sub en or - tacky, certes, mais il est anglais aussi, c’est pas complètement de sa faute).

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WANT: Rolex Submariner

L’une des rares Rolex que je peux convoiter se devait d’être une plongeuse. Pour la simple raison qu’à mes yeux, c’est dans l’étanchéité du casier Oyster (et donc sur des montres de plongée) que Rolex a une vraie légitimité historique (et non sur l’invention du mouvement automatique comme j’ai pu l’entendre à droite à gauche, le principe de l’automatisme à balancier ayant à peu près 150 ans de plus que la fondation de la marque, mais je digresse).

Et hormis la Fifty Fathoms de Blancpain, quelle plongeuse plus mythique que la Submariner ?

Toutes les montres de plongée actuelles, ou presque, s’inspirent du design de la Submariner, une des montres les plus copiées de tous les temps (cf. la montre Monocle x Beams ou la submariner Alife déjà évoquées).

Et il faut admettre qu’elle est assez magnifique. Suffisamment grosse pour avoir l’air solide et durable, mais assez fine pour être portée par tout le monde.

La tool-watch par excellence.

Pour une submariner neuve il faut compter environ 3 500 €.

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Clinton

William C. et sa Luminor Panerai.

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Papi Marcel

Le petit garçon qui écoute la montre de son Grand-Père Jules sur la photo, c’est mon Papi Marcel.

Cet intérêt pour les montres serait-il héréditaire ?

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Cosby

Bill C. et sa GMT Master Pepsi Rolex.

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Seiko Ananta Spring Drive GMT

Seiko est une marque qui souffre d’une image un peu cheap en France et en Europe en général, et c’est bien dommage.

Les collectionneurs/connaisseurs ne tarissent pas d’éloges sur les modèles de la marque dans tous les forums de plongées et/ou de montres, mais cependant, le grand public pense toujours à Seiko comme il pense à Casio.

Pourtant Seiko est une vraie marque de luxe, avec une vraie histoire, une vraie légitimité et des modèles rivalisant aisément avec Rolex ou Omega (pour ne citer qu’eux).

Fin Octobre, Seiko m’a gentiment convié à venir boire du champagne et manger des petits fours dans leur boutique du 6ème arrondissement, le Seiko Center, pour découvrir les nouveautés de la marque en compagnie d’autres blogueurs très cools.

J’ai pu (re-) découvrir certains aspects et innovations de la marque et en apprendre plus sur l’histoire de cette dernière, qui remonte tout de même au 19ème siècle, en présence du Président de Seiko France, Hervé Laniez, et d’un horloger de la marque, hyper compétent et ravi de répondre à mes questions plus ou moins débiles sur le fonctionnement de tel ou tel calibre.

En train d’essayer la Izul.

Le vrai choc, c’est clairement le Spring Drive, la toute dernière invention de la manufacture nippone. Il s’agit tout simplement d’une avancée phénoménale dans la précision des montres mécaniques par le biais d’une régulation éléctronique du balancier, permettant des fréquences tellement élevées, que l’aiguilles des seconde ne “trotte” plus : elle glisse.

En continu.

Sans à-coups.

Vraiment très très impressionnant. Et cela permet à la montre d’atteindre une précision de +/- 1 seconde par jour (pour rappel une montre COSC-ée - standard suisse - doit garantir une précision de -4/+6 seconde par jour).

C’est d’ailleurs pour un modèle de la gamme Ananta (inspirée du katana japonais) comportant ce mouvement, que j’ai eu un peu un coup de coeur : le modèle Ananta Spring Drive GMT :

Même si dans l’ensemble, c’est une montre bien plus grosse que ce que j’aime porter d’habitude, son incroyable légèreté, son look super sportif, et bien entendu ce mouvement tout particulier de l’aiguille des secondes hyper fluide, woah.

Le caseback transparent permet d’admirer le rotor décoré par un motif inspiré des côtes de Genève (mais courbes pour référencer là aussi le katana) :

Deux très chouettes complications sur cette dernière, l’aiguille GMT (rouge) permettant de régler un deuxième fuseau horaire, et la réserve de marche, permettant de savoir combien d’autonomie la montre a encore.

Mais maintenant, je n’attend qu’une chose : être convié à essayer la Spring Drive Spacewalk, seule montre Seiko a avoir été dans l’espace et qui méritera son propre billet dans le futur. A bon entendeur… ;)

Photos : Nicolas des Rhabilleurs, merci !



Article sponsorisé

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Johnson

Don J. et sa Day-Date Rolex “President”.

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WANT: Eterna-Matic KonTiki Super

La KonTiki Super, j’en ai déjà parlé. Et je pense qu’on sentait déjà dans ce billet que j’avais une certaine affection pour cette montre.

Je la trouve juste magnifique. Le cadran plutôt sobre, les aiguilles originales, le boîtier mastoc. On sent que c’est de la VRAIE tool-watch, le truc increvable.

Bien évidemment, et malheureusement, c’est la version militaire (pour rappel en dotation dans l’Israeli Defense Forces) qui me plaît le plus (les indices lumineux oranges sont vraiment très cools, le marquage en Hébreux aussi). Je dis malheureusement, parce que cela veut dire que je vais avoir du mal à en trouver une en très bon état, et qu’en moyenne elle me coûtera 25 % plus cher que sa version civile. Mais c’est bien la quête qui compte, non ? non ?

Mais à qui est-ce que je vais réussir à faire croire ça ? J’en veux une tout de suite ! Tant pis pour la quête.

Compter 700 à 900 € pour une vintage en état acceptable, 1 500 € au bas mot pour une la même qualité que sur la photo (j’extrapole le prix, parce qu’en vérité j’en ai JAMAIS vu dans cet état là).

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Lionel

Tu fais quoi dans la vie ?

Je suis le fondateur de la marque de vêtements Sixpack France.

Je m’occupe de la direction artistique et aussi de la stratégie commerciale.

A travers Sixpack je m’efforce de façon quasi obsessionelle de raconter une histoire, de developer un langage, et de faire des clins d’oeil à mes réferences culturelles, qui se situent entres réferences pop et sous-cultures radicales laissées pour compte. Je définis volontiers Sixpack comme une marque de mode à dimension culturelle. J’aime généralement tout ce qui suscite la surprise, et l’interrogation. J’aime à penser que Sixpack s’épanoui dans la dualité et la contradiction.

Qu’est-ce que tu utilises pour connaitre l’heure ?

J’ai une relation particulière et contradictoire avec les objets.

D’un côté j’aime me sentir libre de toute dépendance de tel ou tel objet de collection, généralement je déteste les collections, je trouve ca pathétique.

J’essaie de ne pas m’attacher aux choses de valeurs, même si je me complais dans la société de consommation et dans le culte de l’objet.

J’ai moi même une grosse collection de vinyles, mais je suis guéri, grâce à l’arrivée du digital. Je me sens beaucoup mieux avec ce support, avoir accès à tout sans avoir à stocker d’objets physiques, ça c’est le must.

Les montres et la musique je peux comprendre car ça a une vrai utilité.

Je n’aime pas ce que la montre véhicule socialement.

Je suis beaucoup plus intrigué et attiré par les personnes qui ne porte pas de montres.

J’aimerais vraiment pouvoir m’acheter des super montres vintage qui ont une histoire, mais je perds tout, mes lunettes, mes montres. Si je ne les perds pas je les détruis car je suis peu soigneux, ou je les oublie dans les hotels.

Donc j’achète des montres “à perdre”. Les montres casio sont cools pour ça, je peux ne pas faire attention, donc c’est cool… Plus vieux, quand je serais plus “mature”, soigneux et attentif je m’acheterai une “vraie” montre.

Investir aujourdhui dans une montre serait du gaspillage, une vraie perte sèche.

Les vielles montres Omega me plaisent beaucoup.

Une Omega Speedmaster me plairait bien.

La montre que tu portes aujourd’hui a-t-elle des souvenirs ou une histoire particulière ?

C’est une Spaceman Audacieuse, designée par André Le Marquand, de 1974.

C’est évidemment une réedition, je peux me permettre de la perdre.

J’ai découvert ces montres car leurs designs ont été inspirés par 2001, l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick.

J’ai été pendant de longues années projectionniste dans un cinema d’art et essais.

Naturellement j’ai été attiré par ces montres.

C’est atypique, et le modèle de 1974 a un côté retro-futuriste plutôt cool.

C’est la seule montre que j’ai et qui a une pseudo valeur.

Je la porte très rarement.

Quels critères prends-tu en compte dans le choix d’une montre ?

La simplicité.

Comment expliquerais-tu ta relation au temps ?

J’ai été fasciné par un court métrage de Chris Marker, La Jetée. C’est le film qui a inspiré L’Armée des 12 Singes de Terry Gilliam.

C’est une sorte de film SF Lo-Fi qui traite de la fin du monde. L’humanité, menacée d’extinction, envoie un homme dans le passé pour modifier le présent…

Un vrai voyage dans le temps et un pur chef d’oeuvre…

Ce court métrage a inspiré notre dernière collection : “Past-Present-Future”, ça a été un prétexte pour moi de scanner les époques et de créer des liens entre les illustrateurs d’hier et ceux d’aujourdhui, qui seront certainement les références de demain…

je me suis vraiment amusé et j’ai eu la chance de travailler avec Robert Crumb, Hajime Sorayama, Todd James, ill-Studio, Istvan Orosz, La Boca, etc.

Sinon, regarder le temps qui passe m’a toujours énormément angoissé.

J’ai compris très tôt que nous allions tous mourrir, adolescent ca m’a posé pas mal de problèmes d’ordre existentiel et psychologique.

Donc je profites au maximum de chaque instant.

Vivre vite et mourrir vieux, ça c’est cool.

Lionel a fondé la marque Sixpack France en 1998.

Portrait de Lionel ©The Judge.

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Newman

Paul N. et sa Daytona Rolex.

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