Nixon Player

Je suis passé par plusieurs phases au cours de ma vie à l’égard des montres.

Comme le petit laïus dans la colonne de gauche le dit, je suis d’abord passé par une phase de fascination incroyable étant enfant. Ce côté “adulte”, cette capacité à se positionner, à avoir un repère dans l’écoulement de ma journée (OK, probablement plus pour voir combien de temps me séparait du goûter).

A l’adolescence, cet intérêt a complètement disparu. Il etait plus cool de n’avoir pas de montre, envoyant ainsi un message un peu branleur aux adultes, que non je n’avais pas besoins d’être à l’heure, que je me fichais pas mal d’être en retard, et que, décidément, je ne me plierais pas à ces contraintes que vous avez. Le tout sur fond de punk-rock, de skate et de graffiti (Kids de Larry Clark était mon film culte).

Et puis il y a quelques années, j’ai commencé à travailler. Oui, c’est triste (j’ai encore du mal à me remettre du traumatisme). Et la première chose que je me suis achetée pour m’y préparer, c’est une montre. Il me fallait quelque chose qui ait encore des relents d’adolescence, mais puisse être présentable dans un cadre plus classique.

J’ai acheté une Player de Nixon.

Le petit côté humoristique du mini diamant sur le cadran (avec la gravure “yes, it’s real” sur le caseback), les aiguilles dauphines, le cadran noir, elle me plaisait beaucoup.

En plus sur les pubs c’était P-Rod, les début de Nike SB, tout ça. J’avais monté un petit label de streetwear avec des copains. Ca collait bien avec mon moi de l’époque.

Je dois avouer que je la porte beaucoup moins aujourd’hui. Mais c’est toujours un plaisir de la voir à mon poignet de temps en temps (vacances et weekends principalement).

Les séries limitées Rubber, qui sont parues cette année, ne sont pas mal non plus.

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