Enicar
Il y a peu, un lecteur de ce blogue me demandait quand donc j’allais bien parler d’Enicar. Tellement de marques à évoquer, si peu de temps…

La marque Enicar SA est fondée en 1914 par un certain Ariste Racine.
Pour des raisons, il me semble, de rivalité familiale (son cousin Jules est le fondateur des montres Racine), il choisit au final d’utiliser l’anagramme de son nom. Enicar.
Enicar se tournera relativement vite vers la manufacture, développera plusieurs mouvements maison dès les années 60 et aura une assez grosse activité d’exportation de calibres vers les US. Ce point est d’ailleurs parfois sujet à controverse sur les forums de watch-nerds, Enicar ayant aussi beaucoup emboîté de mouvements exterieurs de très bonne facture (Peseux, Valjoux, AS).
La ligne la plus populaire (et la plus réussie selon moi) d’Enicar est certainement la ligne Sherpa, la dénomination des montres-bracelets sportives chez Enicar. Le nom de Sherpa est choisi suite à une expédition suisse dans l’Himalaya qui s’équipa de montres Enicar en 1956, bon coup de pub pour la marque.
La marque disparu dans les années 80, victime d’un mauvais management et de la fatidique vague quartz. Elle fut rachetée il y a peu par des Chinois, mais les modèles actuels sont vraiment pourris. Il vaut largement mieux jeter un oeil du côté des vintage. On trouve même des modèles neufs de stock assez bluffants.
Une petite sélection d’Enicar :



Sherpa Super Jet (le bracelet “Riva” lui va bien).

Sherpa Super Dive.

Sherpa Super Divette (plus petite et à la lunette rotative interne noire et non colorée).

Sherpa Graph (l’aiguille du second fuseau horaire quadrillée est assez caractéristique d’Enicar).

Un chronographe assez typé pilote et représentatif des années 70.

Une heure sautante à quartz dans un boîtier “Bull Head”.