Benrus montres militaires US

Benrus est une marque dont Marc et moi parlons assez régulièrement. Principalement du fait de la passion qu’a Marc pour le style américain à l’ancienne (“jusqu’au-boutiste couillu” pour le citer). Il me semble donc qu’il est plus que temps de vous montrer trois modèles de montres Benrus ayant été utilisées par l’armée américaine lors de la guerre du Vietnam.

Mais commençons par parler un peu de l’histoire de la marque.

Benrus est fondée en 1921 par trois frères d’origine roumaine : Benjamin, Ralph et Oscar Lazrus. On comprend tout de suite l’origine du nom : BENjamin lazRUS.

Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, Benrus est une petite compagnie horlogère avec certes des spécificités, mais principalement axée sur un marché d’entrée/milieu de gamme. La montre de Papa, quoi.

A la Seconde Guerre Mondiale, toutes les industries, y compris l’horlogerie, participent à l’effort de guerre, et Benrus (comme ses concurrents d’ailleurs), collabore avec l’armée pour développer des montres spécifiques. C’est l’effort de guerre qui apportera à Benrus une croissance incroyable.

Cette croissance leur servira après la guerre, période durant laquelle ils se repositionnent un peu plus haut en gamme et prennent la troisième place sur la marché US après Bulova et Hamilton, en se positionnant sur un créneau plus qualitatif (et moins abordable) que ces derniers.

Les années 60 voient arriver la guerre du Vietnam, qui sera la consécration militaire de la marque.

A la fin des années 70, sous la pression du quartz et des montres cheap (Timex principalement sur le marché domestique), Benrus est revendu par la famille Lazrus, et la compagnie, démantelée, déposera le bilan en 77.

La première montre que je souhaite évoquer est le modèle DTU-2A/P.

Il s’agit d’une montre de terrain, pour les boys qui pataugeaient dans la boue et les rizières. C’est pour ça que le boîtier est construit d’un seul tenant (le fond ne se dévisse pas - il faut sortir le mécanisme par l’avant de la montre en retirant plexi, aiguilles et cadran), assurant ainsi un minimum d’étanchéité et la protection du mécanisme.

La lisibilité du cadran est assurée par le fort contraste entre le fond noir et les indice luminescents blancs. Au passage, on notera que comme beaucoup de montres typées militaire, le cadran indique l’heure “militaire”, c’est à dire la correspondance horaire sur 12H et sur 24H.

Les aiguilles contribuent également à la bonne lisibilité de l’ensemble, grâce à leur taille conséquente mais pas pour autant encombrante (et à leur habillage luminescent également).

Les deux autre modèles que je souhaite montrer sont des plongeuses datant d’à peu près la même époque (années 60/70), la Type I et la Type II.

Le principal signe de distinction entre les deux est sur le cadran : la Type I est très stylisée, quand la Type II indique l’heure (sur 24H) en chiffres arabes de bonne taille.

En dehors de cela, les fonctionnalités sont sensiblement les mêmes, le mouvement automatique ne diffère pas ou peu selon l’année de production, et les boîtiers/aiguilles/lunettes sont identiques.

Là aussi le fond du boîtier est scellé pour assurer l’étanchéité.

Bien évidemment ces deux dernières montres n’étaient pas destinées aux mêmes militaires, les deux plongeuses étant réservées aux unités d’élites et de plongées (type Navy-SEAL).

Photos : Hyunsuk’s Military Watch Gallery & Google

Comments (View)
blog comments powered by Disqus